Conduite recommandée pour tout déplacement en véhicule en environnement hostile

Dans de nombreux contextes, la majorité des incidents en matière de sécurité se produisent au cours d’un déplacement. Dans certaines circonstances, il est préférable de voyager en convoi. 1-Avant de partir 1) Vérifier que le plein est fait ou s’assurer que le véhicule a suffisamment de carburant pour parcourir (si possible A/R) le trajet prévu 2) S’assurer que le véhicule est en bon état et que ses équipements sont présents (ex. chaîne s’il y a un risque de neige, plaques de désensablement pour une traversée de zones sablonneuses, par ex. désert, extincteur, trousse de secours) 3) Pour des longs trajets s’assurer d’emporter avec soi un moyen de communication fiable (radio VHF, téléphone portable ou satellitaire avec chargeur et/ou batteries de secours) 4) Emporter une carte routière, prévoir les pauses dans les endroits adaptés (se renseigner au préalable), prévoir un deuxième et un troisième itinéraire en cas d’évènement imprévu (route coupée pour cause d’intempérie, mouvement de troupes inattendu). Repérer sur la carte les postes de police, casernes, hôpitaux, stations service, aéroports et hôtels sécurisés 5) Noter les numéros de téléphones et les fréquences radio utiles et importants en cas de panne, d’accident ou autre 6) En fonction de la zone géographique et de la durée du trajet prévoir une réserve d’eau suffisante (jusqu’à 20 litres par passager) et un jerrican de carburant (20 litres minimum) 7) S’entendre avec des collègues, ami, HQ… pour que qu’une permanence téléphonique/radio soit assurée pendant toute la durée du voyage. 8) Prévoir une application de suivi d’itinéraire (par ex. partage de position de Google maps) 9) Eviter une trop grande publicité autour du voyage à entreprendre, les déplacements en zone hostile doivent rester confidentiels 10) Ne prévoyez pas de partir trop tôt le matin et assurez-vous que vous n’êtes pas les premiers à emprunter cette route 2-Sur la route 1) Respecter à la lettre le code de la route (sauf si vous ne pouvez pas faire autrement !) 2) Verrouiller les portières, garder les vitres fermées 3) Ne pas utiliser d’écouteurs ou de casque audio, rester attentif aux bruits extérieurs 4) Eviter la routine : pour les trajets effectués régulièrement, il est vivement recommandé d’éviter la routine (heure de départ, itinéraire, lieu d’étapes…). Si les criminels peuvent prédire où vous serez à quel moment, il leur sera plus facile de vous prendre pour cible 5) Rendre compte (discrètement et sans prendre de risque) toutes les 2 heures ou après/pendant chaque évènement imprévu 6) Se tenir au courant (radio locale/nationale) de la situation générale de la région (surtout dans les zones de conflit) 7) Ne pas suivre de trop près le véhicule qui vous précède afin de pouvoir déboiter rapidement en cas d’urgence 8) Garder un œil sur les motos qui s’approchent à hauteur de votre vitre. Soyez prêt à démarrer rapidement si un danger est avéré (arme pointée sur vous) et si vous craignez pour votre vie 9) S’assurer en permanence que le niveau d’essence est suffisant, au besoin faire l’appoint en zone sécurisée 10) Eviter autant que faire se peut les zones d’embouteillage, prévoir pour cela un départ en dehors des heures de pointes 11) Eviter de circuler après la tombée de la nuit (d’où l’utilité de prévoir des étapes) 12) Faire constamment attention à son environnement proche 13) Observer la route et les bords de la route (IED enterré, dans un véhicule à l’arrêt, dans une poubelle…) 14) S’arrêter le moins possible. Quand le feu devant vous est au rouge ralentir dès que possible en gardant une vitesse réduite afin de réduire au maximum la durée de l’arrêt. 15) Pause : Toujours se garer face à la route pour permettre un départ rapide 16) Ne jamais prendre d’autostoppeur. Possibilité de prendre des blessés (non armés) en fonction de l’urgence 17) En cas d’accident : ne vous arrêtez que si vous n’avez pas d’autre solution. Dans le cas contraire, rendez-vous au poste de police officiel le plus proche (repéré préalablement sur la carte) pour y faire le constat. 18) Check-point/point de contrôle : cf. annexe A2 du Guide Générique de la Sécurité pour les ONG